Happy Guest : Olivier Mouchiquel, « J’aimerais bien être végétarien, mais j’ai vraiment du mal en étant Bourguignon ! »

Olivier Mouchiquel est bourguignon et, qui plus est, amoureux de la Bourgogne. Rédacteur pour plusieurs magazines de la région, il est également administrateur du Cerclecom, un réseau de professionnel qui permet une ouverture du métier sur toute la Bourgogne-Franche-Comté. Curieux et fin connaisseur de sa région, il nous confie quelques bons plans. Ça vaut le coup de prendre quelques notes…

Quel est le plat bourguignon que tu n’échangerais pour rien au monde ? Comme j’adore la Saône-et-Loire, je dirais le poulet de Bresse. Et en particulier le poulet Gaston Gérard avec sa moutarde et son comté. C’est vraiment mon plat préféré !

Quel est le meilleur spot pour passer un samedi après-midi en BFC ? En me baladant en France, il y a deux villages qui m’ont particulièrement marqués, un dans le Morbihan et un autre en Sâone-et-Loire (again ! ndlr) qui s’appelle Brancion. C’est un tout petit village fortifié, avec des ruines médiévales à ciel ouvert, où il ne reste que les murs. Il n’y pas de rues dans le village, que des petites allées, qui font penser à un album d’Astérix ! Un village à visiter quand le jour commence à décliner, avec de belles lumières rasantes sur les pierres, c’est fabuleux…

Qu’est-ce qui te séduit le plus en Bourgogne, le brouillard ou le pif ? Si on te disait : « tu vas vivre dans une ville où il fait 6 mois de brouillard et trois jours de ciel bleu ». Toi tu répondrais que non, c’est pas possible ! Mais cela n’empêche pas que l’on y soit bien. Il faut dire qu’il y a plein d’activités intérieures qui sont possibles ici : les concerts, les musées, les après-midis à prendre le thé… Finalement, le brouillard, on s’y fait.

Tu y étais, toi, au live de Chantal Goya place du théâtre à Dijon il y a peu ? Non, je n’y étais pas car je ne suis absolument pas nostalgique des années 70 ou 80 à part Depeche Mode ou Indochine ! Par contre, j’aurais pu y être car j’adore le Trinidad, je pense qu’il renouvelle le paysage des lieux festifs sur Dijon, et qu’ils sont super.

T’aimes bien nos « nouveaux frangins/frangines malgré nous » de Franche-Comté ? Ouais ils sont sympas ! Ils ont des bons vins, même si on n’a pas forcément l’habitude d’en boire, on s’y fait vite. Ils ont surtout des super paysages de montagne, sont très dynamiques et ont un univers très intéressant notamment dans la communication. Donc, ce n’est pas parce que l’on vit près des forêts, que l’on est un homme des bois !

T’es plutôt Kir ou Kir Royal ? Kir Royal, pour une raison simple, je suis un grand fan des crémants la Veuve Ambale. C’est une maison de vin qui investit dans le milieu culturel de Dijon, notamment dans le musée Nicéphore Niépce de la photo à Châlon-sur-Saône. On a d’ailleurs tendance à oublier que la photo est née en Bourgogne ! J’aime beaucoup l’esprit : « je rends à la Bourgogne, ce que la Bourgogne me donne ».

C’est quoi ton meilleur coin baignade l’été, à part la piscine du parc à Dijon ? Il y en a deux, si tu es en famille, c’est Beaune Côté Plage. Le lieu est top avec des toboggans et des murs d’escalade aquatique. C’est en plus très original écologiquement avec des bassins sans chlore, délimités par des roseaux. Et c’est la preuve que l’on peut industrialiser l’écologie. Une écologie différente des gros pulls en laines et des grosses barbes ! Le deuxième, à l’inverse, un peu plus engagé, c’est le canyon de Coiserette dans le Jura, à quelques minutes de Saint-Claude. C’est une descente en canyoning d’une petite rivière qui s’appelle le Tacon. On y retrouve des troncs d’arbres, des sauts et des cascades dans un cadre superbe, on a parfois l’impression d’être au Vietnam, dans une jungle paradisiaque ! (Attention : Saint-Claude est situé en Franche-Comté, comme quoi, la BFC commence à rentrer dans les têtes, ndlr)

Peux-tu me citer une expression typiquement bourguignonne ? J’ai pris une rabasse ! Je ne savais même pas que c’était bourguignon, j’ai vérifié il y a peu, et effectivement c’est bien du cru.

Ton resto préféré dans le coin ? Le Bistingo, passage Darcy, à Dijon. Une cuisine délicate, raffinée avec des recettes qui sont inventées par Claude et Angélique, les tenanciers du restaurant. L’accueil me fait penser aux films des années 60 avec Ventura et Gabin, ambiance Audiard et Lautner assurée.

Ton artiste ou groupe préféré bourguignon ? Løzninger, un artiste graphiste qui vit entre Dijon et Manhattan, où il travaille. Il fait une folk mélancolique qui est un de mes plus grands coups de cœur musical.

C’est quoi l’événement que tu ne louperais pour rien en BFC, à part la fête de l’oignon de Pluvet, of course ? La braderie solidaire organisée par la Fnac et le Secours Populaire le 10 juin au Zénith de Dijon. Des produits Fnac (livres, CD, vinyles…) sont collectés dans toutes les Fnac de France, et sont vendus à prix cassés : tout l’argent va au Secours Populaire, tout comme le stock restant d’ailleurs. C’est une opération d’envergure qui mobilise 200 bénévoles et qui permet au Secours Populaire d’encaisser environ 170.000 euros. Et puis cela permet de donner une deuxième vie au produit, plutôt que de les jeter.

Quelle main faut-il placer sur la chouette pour qu’elle porte bonheur ? La gauche, en évitant de regarder la statue de la salamandre ou du dragon, je ne sais jamais, car cela annule le vœu que tu as fait !

T’es plus jambon persillé ou bœuf bourguignon ? Carrément bœuf bourguignon, j’ai jamais pu me faire au goût du jambon persillé. J’aimerais bien être végétarien, mais j’ai vraiment du mal en étant Bourguignon !

Propos recueillis par Julien Rouche
Photo : Édouard Barra

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