Happy Guest : David Lanaud du Gray, candidat à la mairie de Dijon

David Lanaud du Gray, la plupart des gens l’ont découvert pendant la campagne des municipales à Dijon en 2014. Jugé comme un ovni fantasque par le paysage politique traditionnel, il a réussi à convaincre 8,5% des Dijonnais que son mouvement Dijonnons ensemble était plus qu’une proposition farfelue. Entretien avec un Dijonnais dans les starting blocks…

David, relax

 

Quel est le plat bourguignon que tu n’échangerais pour rien au monde ? 

Alors je sais, c’est pas très original, mais les œufs en meurette, le bœuf bourguignon avec cette sauce au vin et enfin les escargots de Bourgogne. Notamment pour l’originalité du plat qui représente notre région dans le monde entier.

La rentrée ça t’inspire quoi : c’est la déprime ou le renouveau pour toi ?

Je suis parti en vacances cet été, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, ça m’a permis de déconnecter alors forcément le retour est un peu difficile. Plus on part longtemps, plus c’est dur de reconnecter et de reprendre le boulot mais une fois que c’est reparti, il faut y aller à fond !

Il est où ton resto préféré en Bourgogne ?

Comme je ne conduis pas, j’ai du mal à me déplacer à extérieur. À Dijon, comme c’est là que je suis le plus souvent, j’adore la cuisine de la brasserie des beaux-arts, qui en plus d’avoir un cadre parfait possède un très bon rapport qualité prix. J’aimais beaucoup la cuisine du BHV avec un cuisinier végétarien qui préparait la viande comme personne ! Le brunch des halles est également un truc à faire, c’est un moment de convivialité où les locaux peuvent se retrouver avec les touristes sur de grandes tablées. C’est un brassage intéressant, et c’est aussi l’occasion de découvrir des chefs réputés.

Peux-tu me citer une expression typiquement du coin ?

Je suis originaire d’Auxonne, dans la plaine de Saône où on dit pas mal qu’il pleut « à seaux » et que ça va « gauger », pour mouiller. Des classiques. Il y a aussi ça ne « claire » pas quand il n’y avait pas assez de lumière, voilà pour le patois auxonnois.

Tu préfères faire une overdose de jambon persillé à 50 ans ou être obligé de vivre toute ta vie à Dole ?

Ah ! Bon, j’ai 50 ans dans pas si longtemps… Donc même si j’adore le jambon persillé, ça m’embêterait de mourir à 50 ans. Dole c’est très joli, il y a deux cours d’eau et un canal, ce qui manque un peu à Dijon d’ailleurs. Il y a une belle architecture aussi, un aéroport qui fonctionne encore. Donc pourquoi pas !

David, au calme

« En 2020 ? Oui bien sûr, je vais me présenter ! »

T’en penses quoi du nom Lalalib pour le concert de rentrée à Djion ? Tu y étais, cette année ? 

Je n’ai pas pu aller au concert, j’ai travaillé jusqu’à tard ce soir-là malheureusement. Le nom Lalalib, c’est le moins pire. Ça va mieux maintenant avec la communication et le visuel même si dans la tête des gens cela reste le concert de rentrée. On est quand même pas passer loin de « C’est le pompon », on a eu chaud ! Après, le concert en lui-même, c’est une excellente idée de la part de la mairie et de son maire François Rebsamen. C’est un moment de liesse au cœur de ville et c’est quelque choses qui a tendance à se perdre en France au profit des Zénith et des endroits éloignés du centre-ville.

Ton artiste ou groupe préféré bourguignon ? 

Il y en a tellement que je ne vais pas en citer un en particulier pour ne pas froisser personne. (bon, ça sent un peu la langue de bois, ndlr).

Ta page Facebook Dijonnons ensemble est assez calme ces temps-ci, peut-on dire aujourd’hui que tu es un « Dijonnais en paix » ?

C’est vrai que je suis moins actif car je bosse beaucoup, mais il faut dire aussi qu’il faut savoir se faire oublier pour mieux revenir… De temps en temps, quand il y a quelque chose qui me plait, un coup de cœur, ou un coup de gueule, je poste encore des choses. Et puis je recommencerai à être plus prolixe quand on approchera de 2020…

David, orange

« On attend encore l’autorisation pour faire une boîte de nuit dans l’église Saint Philibert ! »

À Dijon on n’a pas de pétrole mais on a… Peux-tu me finir cette phrase s’il te plaît ? 

En général quand on dit qu’on n’a pas de pétrole, on dit qu’on doit avoir des idées. À Dijon, on n’a pas de pétrole mais on a une histoire, un patrimoine, une belle architecture, des beaux événements (certes un peu cachés parfois, il faut chercher l’info), et on a du bon vin bien sûr !

Tu le mets toujours ton chapeau ? T’as pas peur que l’on te prenne pour Geneviève de Fontenay ?

J’ai toujours mes chapeaux,  je ne mettais d’ailleurs pas toujours le même, j’en ai usé quelques-uns pendant cette période. Je ne les mets plus, même tout seul devant la glace ! Par contre, je les garde précieusement en souvenir. C’est un style qui m’est passé, qui était surtout pour la campagne électorale…Mais je trouverais un nouveau style pour la prochaine, en 2020 !

Tu trouves que Dijon s’est amélioré ces derniers temps ? Il y a des nouveaux endroits et événements qui valent le coup selon toi ?

Personne ne peut nier que la ville a évolué sous François Rebsamen. Physiquement, le tram, la piétonisation ont généré une vie extérieure plus importante, même si ça manque un peu de verdure selon moi. La ville s’est également, un peu grâce à nous, ouverte au public en rendant disponible des endroits pour des événements culturels comme les sets de Risk au jardin archéologique par exemple. Il y a encore des choses à faire selon moi, notamment au lac Kir qui est encore sous exploité mais la ville fait de plus en plus confiance à des associations pour des événements. Par contre on attend encore l’autorisation pour faire une boîte de nuit dans l’église Saint Philibert !

Est-ce que l’on retrouvera ton parti Dijonnons ensemble en lice pour les prochaines municipales ? T’as déjà un plan de bataille ? 

Alors ce n’est pas un parti politique. C’est un mouvement de personnes qui se retrouvent pour faire bouger la ville sans étiquette précise et sans adhésion à un parti politique. Oui bien sûr, je vais me présenter ! La première fois c’était pour s’entraider avec nos 8,5%, la deuxième fois ce sera pour gagner ! On ne prépare pas un plan de bataille, c’est plus un état d’esprit, une vision des choses et un projet pour la ville.

Propos recueillis par Julien Rouche
Photos : Edouard Roussel

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